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Fonctionnement du système de santé au Mali

Organisation pyramidale du système de santé

La politique sectorielle de santé du Mali a été bâtie sur une structure pyramidale de santé dont le 1er niveau est le CSCOM (Centre de Santé COMmunautaire), le 2ème est le CSREF (Centre de Santé de REFérence), le 3ème et 4ème sont respectivement les hôpitaux régionaux et nationaux.

Les autorités sanitaires du Mali ont adopté en 1991 les CSCOM comme pièces maîtresses dans la mise en œuvre de la politique nationale de santé. Elles ont élaboré une carte sanitaire déterminant les aires de santé dont les populations doivent participer à la prise en charge de leurs problèmes de santé. Les ASACO (Association de SAnté COmmunautaire) et les CSCOM ont ainsi été créés.
Les CSCOM dans leur conception doivent être des unités autonomes. Leur gestion est assurée par les ASACO et plus précisément par l'organe de gestion qui est le comité de gestion.
Leur principale source de revenu pour assurer leur gestion financière est la vente des médicaments et la facturation des prestations.

Le critères de viabilité économique et sociale des CSCOM défini par le Ministère de la Santé est basé sur la distance, la taille de la population et le taux de fréquentation :
- le CSCOM doit être situé dans le village le plus peuplé,
- le CSCOM étend ses activités aux populations comprises dans un rayon de 15 kilomètres maximum,
- la population de l'aire du CSCOM est au minimum de 5000 habitants sur lesquelles on estime la fréquentation à au moins 40%.

La mise en œuvre à partir de 1994 de la décentralisation administrative (commune, arrondissement, cercle, région) a remis en cause la carte sanitaire.
La distribution des aires de santé ne correspond pas toujours à celle des nouvelles communes. De nombreuses aires de santé se trouvent à cheval entre 2 communes ou 2 cercles et il arrive que la distance entre les villages et l'aire de santé soit de plus de 15 kilomètres. De plus, la distribution des aires de santé n'a pas tenu compte de l'ancienneté et de l'histoire des villages ni des réalités socio-culturelles.

Un réajustement semble indispensable afin de réconcilier les CSCOM et les communes.

Gestion populaire des CSCOM

Chaque CSCOM est géré localement par une Association de SAnté COmmunautaire (ASACO), où l'on retrouve généralement les notables de la localité mais aussi des agriculteurs, des pêcheurs, des ouvriers. "La communauté s'implique dans l'association et en retour nous avons le devoir d'informer la communauté, dit Issa Traoré, président du conseil d'administration de l'ASACO de Bankoni. Les membres du CA peuvent être sanctionnés par la population, au vu des résultats."

 

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