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Les 5 actions au niveau de la santé

Soins pour tous

Mise en circulation d'un ''camion de santé'' ; animé par une mini-équipe médicale mobile, avec compétence ''à la carte'' selon la population - cible (par exemple un généralise ou un oto-rhino ou un dentiste ou un gynécologue, et/ ou un laborantin, + un infirmier)

Public cible:
- Les scolaires (niveau fondamental) des quartiers populaires.
- Les enfants de la rue
- Les femmes enceintes et les bébés (suivi prénatal et néonatal), filles - mères
- Les personnes âgées

Objectifs secondaires :
- Responsabilisation sanitaire à l'échelle d'un quartier
- Sensibilisation et éducation des enfants : via l'appropriation du ''camion'' et de ses docteurs (ex. Décoration bus confié aux enfants) - via également l'implication des enseignants et des mères (+ éventuellement création d'outils pédagogiques).

Exemples de soins proposés enfants :
suivi et croissance (taille- poids) et vaccination
suivi dentaire (soins dirigés sur le centre médical)
suivi et soins ophtalmologique(+soins éventuels au centre)
soins dermatologiques (dermatoses gale - petites plaies etc …
dépistage et traitement de certaines maladies parasitaires (bilharziose notamment)
guide et soutien des familles, si gravité, en vue d'une hospitalisation de l'enfant

 

Zone d'intervention: à brève échéance, quartiers populaires de la commune I, jardins d'enfant et écoles du premier cycle(écoles fondamentales publiques et privées-écoles coraniques (merdersas).

partenariat : écoles - associations -CSCOM-ONGS

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Nutrition et malnutrition

Mise en place d'un réseau d'information, de sensibilisation et d'éducation des populations (en direction des mères de famille/bonnes/gargotières, etc.…)autour de la sécurité et de l'équilibre alimentaire :

  • Afin de prévenir les conséquences de la malnutrition, du sevrage précoce, de l'absence d'hygiène et de l'insalubrité chronique des établissements humains, en zones rurales et urbaines (hygiène et préparation culinaire, problématique de l'eau, gestion des déchets domestiques etc…).
  • Afin de promouvoir l'équilibre et la diversification alimentaires, en puisant dans le patrimoine culinaire local : pluriel et divers par sa géographie, son climat, ses ethnies, le Mali dispose d'un potentiel diététique assez riche, bien adapté, mais compte-tenu de la chute des revenus et de la prégnance des produits importés (souvent, complètement exogène, à l'instar du pain de blé), les ménages réduisent leurs dépenses en aliments dits de complément (na songo ou condiments qui entre dans la sauce / garniture qui accompagnera le plat de céréales, tô, riz ou couscous).

Type d'intervention :

  • Création de centres de récupération et d'éducation nutritionnelle en milieu rural (cf. le projet de Niakourazana), et urbain : exemple de création d'une gargote avec les enfants de la rue (filles et garçons).
  • Démonstration / causeries autour de l'hygiène alimentaire et de la cuisine avec des mères de familles/bonnes/gargotières (+enregistrement en vue d'une diffusion radio)
  • "agit-prop" via la présence de l'ONG sur les marchés locaux, aux foires agricoles, via l'échange avec les opérateurs de l'économie dite informelle (gargotières "par terre / petits cafés / restaurants etc…); participation à des ateliers avec le secteur agro- alimentaire ; appui à la création d'un code alimentaire au Mali (normes de fabrication, hygiène, etc…)
  • création d'outil pédagogique recettes et rudiments de diététique à partir des budgets réels alimentation des familles), etc…

Zones d'intervention : Commune I et villages périphériques de Bamako. Projet "Niakourazana" - région de Sikasso.
Région de Tombouctou.

Partenariat : Associations / clubs /tontines /groupements de Femmes - GIE d'assainissement ASACO/CSCOM - ONG -opérateurs économiques (artisanal et semi-artisanal) -Laboratoire de Technologie Alimentaire de l'Institut d'Économie Rurale-

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Prévention et lutte contre le sida,
le paludisme et autres pathologies parasitaires

Sida

  • Faire de la prévention contre le sida (dans un contexte précis : polygamie - lévirat interdits religieux), proposer du dépistage, lutter contre la loi du silence,
  • Participer à la prise en charge thérapeutique des malades atteints du sida : en important la médication adéquat au Mali, accompagnant psychologiquement les malades et leurs proches, et en créant un centre d'accueil pour les jeunes séropositifs
  • Alerte le milieu médical et paramédical sur la nécessité d'une plate - forme sida, en partenariat avec le Programme de Lutte Antisida, l'Organisation Mondiale de la santé, les ONG et association du nord, les associations locales etc…
  • Promouvoir et rendre accessibles les médicaments appropriés mis à jour (AZT entre autres)

Petites Activités :

  • Causeries (et démonstrations du préservatif , relayées par la radio (production de cassettes de sensibilisation), organisées à la demande
  • Acte up en ville (boîte de nuit, quartiers chauds, etc… )
  • Partenariat avec les jeunes (séronégatifs /séropositifs) pour la création de ''supports" de campagnes (slogans, sketches, affiches, T- shirts, objets )

Zone d'intervention : Bamako et, plus spécifiquement, commune I (Boulkassoumbougou, Banconi, Djelibougou, etc…) région de Tombouctou

Partenaires : jeunes organisés - PLNS - OMS - ONT - agences de coopération association de lutte anti-sida d'Europe et d'ailleurs.

Paludisme et autres pathologies parasitaires.

  • Faire de la prévention contre le paludisme, en stimulant la prophylaxie (chez l'enfant, la femme enceinte), en appuyant les réseaux de recherche et notamment la recherche endogène (laboratoire de la faculté de médecine du Mali et DMT) et la promotion de la salubrité.
  • Pratiquer le dépistage chez l'enfant de certaines maladies parasitaires, dont la bilharziose, et proposer une prise en charge thérapeutique ( la médication contre la bilharziose est particulièrement coûteuse et inaccessible aux enfants des familles démunies)

Cible et zone test : enfants de la rue et scolarisés des écoles des quartiers populaires de la commune I de Bamako.

 

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Secours d'urgence et équipes mobiles

En terme de secours d'urgence, rappelons qu'il n'existe au Mali aucun système d'intervention rapide, ni public ni privé, que les hôpitaux disposent d'un nombre très restreint d'ambulances. Les victimes ont le temps de décéder entre la première alerte et leur transport jusqu'à l'hôpital le plus proche.

Rappelons également que les postes de secours ont été supprimés sur les axes routiers, que les cabines téléphoniques sont rares, inexistantes en brousse. Un certain nombre de dispensaire devrait pouvoir être équipé en RAC, à l'instar des représentants sanitaires locaux, pour la mise en place d'un système de secours d'urgence.

"SAMU" malien, par la création d'équipes mobiles

afin d'intervenir rapidement en aide aux victimes :

  • de catastrophes (sur le territoire national, voire dans la sous - région, en appui aux secours conventionnels et aux ONG du Nord pratiquant l'intervention humanitaire) ex :inondations- incendies- grandes épidémies (méningite, choléra, etc. camps de réfugiés- conflits.
  • d'accidents (de la route, du travail, accidents domestiques)

afin d'effectuer des consultations en brousse (+ pharmacie ambulante), dans les zones très enclavées, dépourvues de postes médicaux avec médecin, voire d'infirmeries et de dispensaires.

Moyens humains : Une équipe mobile volontaire (tournante) disponible 24H sur 24H (médecins, chirurgiens, infirmiers)

Moyens matériels : Petites motos équipées d'un caisson d'intervention ; une 4X4 équipée ambulance

Zone d'intervention : Bamako et ses environs (accidents, consultations de brousse) le territoire national en cas de catastrophes.

Perspectives :

  • Réplication à moyen terme de l'équipe mobile dans les villes de l'intérieur (l'équipe motivée par la capitale régionale)
  • Mise en place d'un système d'alerte via les RAC en vue de la mise en réseau d'urgence de tous les agents sanitaires (équipement en RAC des dispositions et postes de brousse - possibilité d'utilisation des RAC existant comme ceux des représentations publiques sanitaires, des agences bancaires, de certaines coopératives et organisations villageoises)
  • Implication de l'ONG à titre de relais local et service de liaison avec les grandes ONG du Nord.
  • Partenariat : service des urgences des hôpitaux, division de l'épidémiologie, agents sanitaires de brousse, ONG du Nord, tous partenaires au développement.

 

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Appui à la recherche en pharmacopée traditionnelle améliorée
et à la promotion de sa prescription

  • Promouvoir, diffuser et prescrire des médicaments traditionnels améliorés, conçus, testés et commercialisés par le Département de Médecine Traditionnelle (DMT), afin d'instituer une passerelle de qualité entre médecine classique moderne et médecine traditionnelle locale (traditheurapie). En effet étant donné la forte prégnance de la pharmacopée traditionnelle sur la société (patrimoine / identité / culture, moindre coût et facilité d'achat, hors pharmacie) et que le tradithérapeutre demeure le premier médecin à être consulté, il est impossible de méconnaître ce secteur et d'ignorer la demande des patients en phytothérapie.
  • Limiter l'automédication (abusive et dangereuse) par l'information/sensibilisation : oui à la pharmacopée traditionnelle mais à certaines conditions.
  • Apporter un soutien à une production pharmacologique alternative locale et de haute tenue scientifique.
  • Appuyer les chercheurs maliens et sous régionaux, participation aux réseaux d'échanges scientifiques Nord-sud, en proposant d'effectuer des essais et des suivis cliniques et en favorisant la promotion/publication des travaux scientifiques de qualité, dans des revues de portée régionale et internationale et enfin en renforçant les partenariats.

Cibles et zones d'intervention : villages et quartiers périphériques de Bamako villages de l'intérieur

Partenaires :

  • Division Médecine Traditionnelle
  • dispensaires et centres de santé
  • associationsvillageoises
  • tradithérapeutres et corps médical conventionnel moderne
  • ONG
  • agences decoopération
  • facultés de pharmacie de la sous-région et d'Europe.

 

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